Accueil
  Puce et son pilote
  Le périple
  Itinéraire & rencontres
  Journal de bord
  Photos
  L'Etang
  Ambition européenne
  Messages
  Docs & liens

 

 

 
 
Prévisions
 
En moyenne 65 Km par jour en fonction des écluses et des difficultés.
 
Voies
 
. Paris
. Seine
. Yonne
. Canal de Bourgogne
. Saône
. Rhône
. Canal de Port de Bouc
. Vitrolles
 
Etapes et rencontres...
 
 
  • Sébastien, agent technique "Jardin, espaces verts" à la mairie de Paris, Port de l'Arsenal.
    "Vous venez d'où ? De Vitrolles ! Ah mais moi je suis d'Arles, quoi de St Martin de Crau. Je suis arrivé ici avec mon père et ma mère qui voulaient s'intaller pour faire des affaires.
    Dans le sud j'y retourne dès que mes moyens et le temps me le permettent. C'est-à-dire pas souvent. C'est vrai qu'ici ce qui est dur c'est le climat, mais on s'y fait.
    Et vous êtes venus depuis là-bas en bateau ? Ce petit bateau ? Eh ben, c'est bien un fou votre ami."
 
  • Marie-Jo, Saint-Symphorien-sur-Saône, petite commune de Côte d'Or.
    "C'est vraiment l'esprit de clocher ici. On peut pas faire deux pas sans que tout le monde le sache.
    Pour moi c'est ici, sur ces territoires là que l'on peut côtoyer la vraie démocratie. On se chamaille, on argumente, on se dispute, on se griffe, mais la fin est toujours belle.
    Les habitants me considèrent comme une élue stricte. Mais je pense pas être rigide quand je demande aux jeunes de ne pas faire de scooter sur le terrain de jeu !! Il a été aménagé pour les enfants !

    La commune est très modeste. Les jeunes ici la plupart du temps soit ils quittent le village pour aller dans les villes plus grandes, Dijon par exemple, soit ils restent et tournent en rond.
    Même si on est le second port de Fos (depuis Fos/mer, les péniches viennent ici pour débarquer une partie des cargaisons), ça n'a généré quasiment pas d'emploi. Pareil pour les bateaux de plaisance des américains, qui s'amarrent au port de St Jean de Losne. Ils nous apportent aucune richesse.
    Enfin, notre pays est magnifique. Revenez cet été, vous verrez."
 
  • Le pêcheur, Andance.
    "J'aime le Rhône. Sincèrement ! J'ai passé toute ma vie dessus ou à côté. Je suis pêcheur au filet, enfin j'étais. Et oui ça existe sur le Rhône des pêcheurs au filet !
    Depuis tout petit, regarder ce fleuve, l'eau qui défile, ça m'a toujours fasciné. D'ailleurs je me suis penché sur son histoire, je l'ai étudiée. Je connais TOUT sur le Rhône depuis 1820.
    Je suis un peu ... la mémoire humaine du fleuve.
    Alors quand je vois ce monsieur remonter le Rhône avec une barquette comme ça, j'en crois pas mes yeux. Il me semble, de mémoire, que c'est la seule fois où j'ai pu assister à ce genre d'événement."
 
  • Michel, Retraité, Andancette. Impliqué dans l'association locale de la défense des victimes de l'amiante.
    "Mon oncle est décédé sans savoir pourquoi. Et ainsi beaucoup de ses amis. Ils sont tous morts de cancers causés par l'amiante. Le fait d'apprendre que les décideurs savaient depuis le début du siècle que l'amiante était cancérigène, ça me révolte encore plus !! C'est comme pour la vache folle, ils s'en foutent.
    Dès ma retraite, j'ai voulu m'engager dans quelque chose pour les autres. Alors je me suis dit pourquoi pas la surveillance du désamiantage ? Ça a bien commencé avec les locaux administratifs, mais les entreprises privées le long du Rhône ... Elles sont 60 à 66% à ne pas le faire sérieusement. Mais bon il faut prendre en compte la complexité des réglements.

    Mon engagement n'est ni politique, ni syndical, ni même religieux. D'ailleurs les syndicats que j'ai sollicité ont voulu plus ou moins qu'on travaille ensemble. Ils n'étaient pas intéressés.

    Moi je sais pas ! Pour moi l'homme existe pour apprendre, d'accord ? On a été créés pour apprendre biologiquement, physiologiquement. Si on arrive pas à assimiler les expériences, les erreurs, la connaissance, c'est que soit c'est intentionnel de l'extérieur (c'est-à-dire que quelqu'un ou quelque chose nous en empéche), soit c'est intentionnel de l'intérieur (c'est-à-dire qu'on s'en empéche nous-même !) et là c'est beaucoup plus grave !"
 
  • Roland, skipper sur le Kra (son bateau), Bourg-les-Valences.
    "Moi je suis marin de mer. Je fais pas le Rhône. Ce que j'aime c'est quand je reviens de Corse, je mouille dans un coin tranquille aux Frioule. Après pour revenir chez moi, le moment le plus long, c'est quand tu dépasses l'embouchure du Rhône, en allant vers Port Camargue. Ça n'en finit pas !
    Je me souviens il y a quelques années, j'y étais passé aux îles, après une tempête. Je rangeais toute la cabine, et j'ai vu passer un bateau avec plein d'enfants dedans. J'ai pas compris ce que c'était. Ils avaient l'air heureux.
    L'étang de Berre ? Non je connais pas. C'est pas là où on a retrouvé des centaines de poissons morts y'a pas longtemps ?"
 
  • Rencontre : François et Annie, habitants en Ardèche.
    "Nous on est bien ici. Ca fait longtemps qu'on y habite. Mais on va déménager dans la maison qu'on se fait construire. On va être encore mieux.
    À côté y'a la Centrale Nucléaire. Ca a draîné de grosses sommes d'argent. Par exemple, les villes autour de nous ont bénéficié de l'investissement privé. Elles devaient accueillir les quelques centaines d'employés, leur famille. Ca a dynamisé la spéculation immobilière, et développé le commerce autour du tourisme. En plus on a Montélimar pas loin. On a de la chance l'économie du coin est prometteuse.
    Hier y'a eu un incendie sur le site de la Centrale, mais on est pas inquièts, c'est très sûr."
 
  • Rencontre : Danielle, ATD-Quart Monde, Vitrolles.
    "Après vous avoir quitté sur le Port de Cruas, on est parti avec les enfants pour Lyon. C'était génial, on s'est régalé, surtout eux. On a été super bien accueilli par les gens d'ATD Lyon.
    Notre travail en commun avec les Volontaires, le MNLE, sur le long terme, ça leur a donné des idées, ils étaient étonnés que ça marche. Alors ils vont réfléchir et venir nous voir à Vitrolles, histoire de descendre où il fait beau (rires), et voir comment et sur quoi on travaille. Par exemple, le cas de l'Étang de Berre, ils ont du mal à comprendre ce que ça sous-entend. Parce que si l'Étang est pollué, les jeunes qui ont pas d'argent, ils peuvent pas aller jusqu'à la mer pour se baigner. Alors le fait de passer la journée à la mer devient un privilège de riche ! Et c'est là que commence l'exclusion, sur des choses comme ça.
    La journée on l'a passé à côté et sur la grande roue, on a visité le Parc, l'Aquarium. Mais où sont les poissons de l'Étang de Berre ? disaient les enfants. À la fin de la journée, ils nous regardaient d'un autre oeil, ils ont perdu une partie de leurs préjugés et se sont rendus compte que les adultes peuvent aussi faire les cons. On a bien rigolé, ça nous a rapproché. Le soir à l'Auberge, il y avait des musiciens brésiliens. On a dansé jusqu'à pas d'heure sur le rythme de la Samba.

    Vivement que les lyonnais descendent, même si on préfère l'OM à l'OL (rires)."
 
  • Rencontre : Un éclusier du Rhône.
    "Ca fait plus de 20 ans que je travaille ici, et j'ai vu pas mal de changements sur le fleuve. Par exemple, un truc. Je me souviens qu'avant quand un morceau de bois ou de plastique se prenait dans les grilles des turbines de la centrale hydroélectrique, on les hissait hors de l'eau et on les posait sur la berge. Là-dessus les habitants du coin venaient se servir en bois pour se chauffer l'hiver, ou une entreprise de recyclage prenait le plastique. Depuis la Loi Voynet de '99, on a plus le droit de le laisser aux gens. Ce qui fait qu'on peut soit le laisser sur le bord à pourrir, soit on est obligé de laisser passer les détritus d'amont en aval du barrage. Maintenant au final, tout ce que les gens jettent dans le fleuve se retrouve dans la mer."
 
  • Le jour du départ, "Puce", à la plage de Marette, rencontre Huguette, … et l'histoire du canard.
    "Les fêtes du 14 juillet et du 15 août étaient les grands évènements des vacances. Je me souviens plus particulièrement d'une année où il y avait eu une course au canard (Si je me souviens bien, il y avait Monsieur Artufel au comité des fêtes, c'était en 1955). Ca consistait tout simplement à attraper un canard enduit de graisse qu'on avait lâché sur l'eau à une quarantaine de mètres du rivage. Evidemment je faisais partie des nageurs qui devaient l'attraper. Mais dès qu'on avait la chance de le toucher, il plongeait, ressortait deux ou trois mètres plus loin, et la poursuite continuait. Après beaucoup d'abandons, je me suis retrouvée la dernière et tout d'un coup, je suis rentrée dans un banc de méduses. J'étais paralysée, mais le canard avait fait du chemin et j'étais loin du rivage. Un bateau du comité des fêtes est venu me chercher et pour me récompenser, on m'a tout de même offert le fameux canard. Mais comme nous étions tous à la maison de Vitrolles, avec Tatan, Tonton, Mémé et tous les enfants, on a du acheter un autre canard pour en avoir un morceau chacun!"
 
  • Perspectives météo
    Sur la basse vallée du Rhône et Bourg Les Valence
    Vendredi 10 février
    Peu nuageux 8°C 1°C
    Indice UV: 2 Minimal

    Message au matelot "Gérald" : "il faudra bien te couvrir, dehors il fera froid la nuit, endormi dans ta barque sous la bache"


 
  • Les étapes de "Puce" , pourraient être les suivantes : Martigues ou Port Saint-Louis du Rhône, Arles, Avignon, Viviers, Bourg les Valences, Condrieu ou Givors, Lyon, Macon, Châlon sur Saône, Saint Jean de Laone, Saint Cydroine, Montereaux,et à Paris Bercy et Bastille;
    Bastille, Bastille, ça me rappelle quelque chose...
    Ah oui, c'était un jour des marseillais, qui sont parti du "Quai de la Fraternité", -aujourd'hui "Quai des Belges"-, pour aller chanter à Paris. L'Europe s'en souvient encore. Pour passer en deuxième semaine, c'est dire Lyon-Dijon (10 février-17 février) pourriez-vous dire le nom de cet hymne national?
 
 
2006 - 2012 © saut-de-puce.com - © Photographies Fernand Léguillier - www.auteurweb.com