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"Finale".
Il est tôt, un fin rideau de neige tombe sur Paris. Je tente de remettre en marche le moteur, en effet les journalistes qui doivent venir aujourd’hui vont sûrement vouloir des images dans la Seine.
Il n’est pas très prudent de remettre le moteur en marche avec deux points d’attache seulement sur quatre, d’autant qu’il a bougé et que l’arbre d’hélice fait eau par le presse-étoupe, mais bon.
Je commence à « sentir » Puce comme une personne, elle a du caractère, elle est têtue. Je pencherais pour une origine bretonne si je n’avais pas son acte de naissance ! Hier elle a démarré mais m’a envoyé quelques avertissements. Ce matin pas moyen, le moteur se bloque comme s’il était en prise, elle m’annonce à sa manière que « trop c’est trop » !
Heureusement il me reste les avirons dont la manœuvre m’a été longuement inculqué par la Marine et c’est comme le vélo ça ne s’oublie pas.
Le journaliste de France inter arrive en même temps que Christophe, le correspondant de la Provence à Paris (le pôvre peuchère, Paris !!!). L’interview est rondement mené, il passera en national à 13h. Christophe embarque et nous partons pour un tour à la rame dans ce fabuleux bassin de l’Arsenal. Imaginez juste en dessous de la place de la Bastille et face à l’Opéra du même nom. Au bout, le canal Saint Martin, ah ! Atmosphère, atmosphère… Ensuite arrive en même temps, Sylvain de LCM et FR3 : en avant les rames !
Je reste sur ma barque car je sais c’est le dernier jour de notre intimité, Puce et moi, alors j’en profite : je l’engueule gentiment car elle m’a privé de la partie la plus facile, la Saône et les canaux. Mais je la remercie aussi, car elle m’a donné le plus difficile : le Rhône.
A 14h30 les amis et invités sont là ainsi que la presse pour la fin du voyage. Sylvain de LCM restera avec moi toute la journée jusqu’au rendez vous avec les représentants des Ministres, (comme Christophe qui lui partira avant 19h pour le bouclage).
Les gens de l’Arsenal sont à l’égal de tous ceux rencontrés sur la route : gentillesse, aide et disponibilité. Nous sommes reçus comme de la famille cela fait chaud au cœur.
Bientôt Puce est sur la grue puis sur la remorque, il est temps de rejoindre BERCY. Cathédrale de la république et fourmilière de plusieurs ministères.
L’entrevue :
Nous sommes reçu par le représentant chargé du dossier au ministère de l’industrie et de son homologue de l’environnement, il s’agit des « techniciens » qui gèrent le dossier pour leur ministre respectif.
Dans un premier temps, ils me donnent un communiqué dans lequel les deux ministres assurent, en gras dans le texte, leur volonté de réhabiliter l’étang. Ensuite, nos interlocuteurs écoutent nos arguments, et peut-être même les entendent ! Dans le fond, je ne pense pas qu’ils se rallieront à notre vision de la réalité effective de l’étang, mais l’important est qu’ils en prennent acte et qu’ainsi ils ne puissent pas dire dans le futur qu’ils n’étaient pas au courant.
L’entrevue se termine à 20h15. Le courageux journaliste qui n’a pu nous suivre, m’attend à la sortie pour l’ultime interview.
Dès lors il ne reste plus qu’à rouler vers le sud, là où se trouve le soleil.
Conclusion :
Le but à été atteint : « tout au long du chemin, rencontrer d’autres militants, d’autres citoyens et faire connaître la plus grande mer intérieure d’Europe aux français » ; l’ensemble de la presse Française, tant régionale que nationale, a suivi l’action ; quant à l’ambition d’« obtenir de la part de la plus haute autorité de la République un engagement sur l’avenir de l’étang et faire de la réhabilitation de l’étang le premier symbole d’espoir du 21 siècle » n’est que partiellement réalisée, et il nous faudra encore exécuter un gros travail. |
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Relais
entre Gérald et le site Pierre Gromair |
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